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2017-12-15 06:28

Les fondations

Aikido-fondations

Les principales fondations de l’Aïkido

(Éléments que l’on doit mettre en œuvre, percevoir et faire percevoir dans la pratique)

 

SHISEI                       姿

Shisei se traduit en français par: position, attitude, posture, pose.
Le Kanji姿Sugata (qui se prononce ici « shi ») exprime la forme, la figure, la taille.
Ikioi (qui se prononce ici « sei ») exprime la force, la vigueur, la vivacité. Shisei contient ces deux sens.

Mais le sens de Shisei ne désigne pas seulement une attitude extérieure: une bonne forme, un bon style, un bon maintien, mais aussi une force intérieure visible de l’extérieur dans sa manifestation.

 

KOKYU                     呼吸

Après Shisei le travail suivant est Kokyu.
呼 Haku (« ko ») expirer                   吸Suu (« kyu ») inspirer
Un bon Kokyu est lent, profond, long, se fait naturellement. C’est donc une respiration abdominale. Kokyu ne consiste pas uniquement à renouveler l’air des poumons, à rejeter les impuretés. Il est nécessaire durant sa pratique d’avoir le sentiment de s’emplir à nouveau d’un Ki pur. Le Ki, ainsi emmagasiné, sort avec puissance quand le besoin s’en fait sentir.

Le corps ayant été empli d’un Ki vigoureux, il devient possible de faire jaillir cette force de la respiration (Kokyu Ryoku)

 

KAMAE                     構え

Kamae n’est pas propre au Budo, il appartient aussi à d’autres arts comme :
Kado la voie des fleurs, Shodo la voie de la calligraphie, Chado la voie du thé.
Dans la langue japonaise, Kamae a pour sens : se préparer, se mettre en garde.
Le verbe kamaeru se traduit par fabriquer, construire, préparer, attendre avec intensité, être à l’affût, sur le qui-vive. L’idéogramme chinois de Kamae est construit de la clé "bois", la suite de l’idéogramme représente un tenon et une mortaise qui rappellent l’assemblage indissociable de la charpente.

Ainsi le kamae dont on parle en Aïkido consiste à prendre par rapport à Aïte la position la plus avantageuse possible.

 

MA AÏ                        間

Dans le Budo, Ma Aï est le mot qui définit la relation spatiale entre Aïte et soi-même.
La position d’où il est facile d’attaquer ou de se défendre. Le Ma Aï n’est donc pas seulement une notion de distance.

L’idéogramme  間« ma » est constitué: de la porte et de la lune. C’est la lune perçue par l’interstice des portes fermées. Quelque closes que soient les portes, il reste toujours un interstice pour laisser filtrer la lumière de la lune. De même, si parfAïte que soit la garde, il y a toujours un interstice où se glisse la lumière de la lune.
Pourquoi cette force dans l’interstice ? Simplement parce que cette fente, si minime soit-elle, contient l’espace vide tout entier.

Le « aï » de Ma Aï est le même Aï que le Aï de Aïkido, avec le sens de « faire un », mettre en ordre, harmoniser.

Ma Aï est donc l’espace qui naît à la fois du cœur et de l’esprit, de soi-même et de l’autre, et les englobe tous deux dans une évolution constante vers la position la plus avantageuse.

 

IRIMI             入身

L’idéogramme 入  « iri » de Irimi exprime l’idée de passer l’entrée de la maison, d’y pénétrer de soi-même ou d’y être invité.
L’idéogramme   « mi » donne l’idée de l’enfant dans le ventre de sa mère, avec le sens de plénitude.

Irimi c’est donc mettre son propre corps dans le corps de l’adversaire.
Le mot Irimi est utilisé pour désigner l’action de pénétrer victorieusement jusqu’à l’intérieur de la garde d’un adversaire en lui renvoyant la force de son attaque, sans utiliser sa propre force. L’Irimi de l’Aïkido c’est éprouver le sentiment d’envelopper son adversaire, de ne faire qu’un avec lui. 

 

TENKAN                   転換

転   « ten » veut dire : transposer, transférer, changer, évoluer. L’idéogramme Ten est composé de deux éléments, l’un signifiant : roue, l’autre évoquant un mouvement tournant circulaire.
換   « kan » veut dire : échanger.

Tenkan est employé avec le sens de changer de direction, de ligne de conduite, d’état d’esprit.

 

OMOTE / URA            表 / 裏

表   « omote » représente l’endroit, la surface, l’extérieur, la façade, l’aspect apparent des choses.
裏   « ura » représente principalement l’envers, le verso, le dos, l’aspect caché des choses.
Dans tout, il y a Omote - Ura. L’homme lui-même a une face et un dos.
On peut également utiliser Omote - Ura dans le sens : extérieur et intérieur.
Certaines techniques en Aïkido sont possibles en Omote Wasa et en Ura Wasa, d’autres en omote Wasa seulement ou au contraire en ura Wasa. (Placées dans la vérité du combat, ces techniques qui manquent sous une certaine forme n’ont pas d’application pratique).

 

TAÏ SABAKI            体捌き

L’idéogramme 捌 « sabaki » est composé de deux éléments : la main et le verbe séparer. Par extension, le verbe sabaku est utilisé dans des expressions comme régler des dossiers, démêler une affaire....
体 « taï » : le corps: Donc Taï Sabaki signifie qu’au moment où un ennemi vous attaque, en jugeant les positions relatives, soit on se déplace, soit on bouge simplement une partie du corps, rétablissant ainsi la situation à notre avantage.

Le Taï Sabaki de l’Aïkido demande encore davantage, de perturber l’équilibre de Aïte, dans l’instant même de l’action, et l’amener dans une position telle qu’il ne puisse plus se mouvoir.
 Alors qu’Aïte avait 99% des chances de l’emporter, le Taï Sabaki a renversé la situation à l’avantage de Tori.

 

ATEMI                       当身

Dans l’ancien Budo, atemi consistait à frapper les points vitaux de l’adversaire, pour provoquer une perte de connaissance ou la mort.

O Sensei définissait l’Aïkido: « l’Aïkido est Irimi et Atemi ».

Tamura Sensei rappelait que : « certes, dans la pratique actuelle de l’Aïkido, on a supprimé l’atemi pour éliminer le risque de blesser le débutant, également pour éviter que le pratiquant privilégie l’étude de l’atemi au détriment de la technique. » . Mais toutes les techniques de l’Aïkido incluent donc l’atemi.

En Aïkido, l’atemi est utilisé pour dominer la volonté d’attaque, perturber la concentration de l’adversaire, stopper son intention d’action.

 

KOKYU RYOKU                             呼吸力

Pour des raisons culturelles, c’est une notion difficile à aborder pour les occidentaux. 
Le travail de la technique en Aïkido se fait en utilisant pleinement l’énergie mentale et rationnellement la force physique.

Le Kokyu (la respiration décrite au début) est important, mais au-delà du stade de la respiration physiologique il faut absorber en nous-mêmes l’énergie de l’Univers et se fondre en un seul corps avec l’Univers. La force qui en découle est nôtre, sans être nôtre, car en réalité, c’est l’énergie de l’Univers qui surgit de notre corps. C’est cette force que désigne Kokyu Ryoku.

Tamura Sensei disait :
« Kokyu Ryoku doit donner vie, chez le pratiquant d’Aïkido, à un geste aussi simple que lever un bras ou avancer un pied.
Une technique d’Aïkido exécutée sans emploi de Kokyu Ryoku, n’est pas une technique d’Aïkido, c’est un champagne sans bulles, une bière éventée » 

tamura